L’assistant vocal va-t-il remplacer le smartphone ?

Les plans stratégiques de nombreuses sociétés sont de nos jours dominés par des initiatives numériques diverses et variées. Et c’est logique. Mais il y a une hypothèse de départ de beaucoup de ces plans qui pourrait bien poser problème : le fait que le smartphone restera l’interface digitale dominante avec les consommateurs.

Une étude récente commandée par NPR remet en question cette hypothèse. Voici quelques-uns des points clés du rapport :

Le taux de pénétration : 18% des Américains âgés de plus de 18 ans possèdent un assistant vocal tels qu’un Echo d’Amazon ou un Google Home. Les trois-quarts de ces propriétaires le possèdent depuis moins d’un an (les « early mainstream ») contre un quart depuis plus longtemps (les « early adopters »). Pour rappel, la première version d’Alexa a été lancée aux États-Unis fin 2014.

L’âge des utilisateurs : Les propriétaires de haut-parleurs intelligents sont réparties de manière uniforme les différents groupes d’âge. C’est très intéressant car le plus souvent, l’adoption de nouvelles technologies commence par les segments les plus jeunes de la population. De plus, un tiers des personnes qui ont un assistant vocal sont âgés de plus de 55.

L’utilisation des assistants vocaux : Entre le premier et le deuxième mois après l’acquisition d’un « smart speaker », la moitié des propriétaires l’utilisent plus contre un tiers qui l’utilisent moins. Selon le rapport, les « early adopters » font preuve d’une utilisation plus avancée ce ceux-ci pour par exemple contrôler la maison et des appareils ménagers connectés), alors que les « early mainstream » eux l’utilisent pour une palette plus large d’activités quotidiennes comme commander la nourriture, passer des appels, obtenir des informations sur le trafic, rechercher les produits ou encore commander des produits. Cela a un impact direct sur le temps d’utilisation des écrans tels que les smartphones ou autres technologies

L’intention d’acheter d’autres assistants vocaux : Parmi les « early adopters » un peu plus de la moitié possèdent au moins deux haut-parleurs intelligent, et 44% pensent qu’ils vont acheter d’autres. Parmi les utilisateurs « early mainstreams », près de la moitié possèdent déjà plus de 2 haut-parleurs, et 58% pensent qu’ils vont acheter plus.

Comportement d’achat : Environ 7 utilisateurs de smart speakers sur 10 ont acheté quelque chose en utilisant leurs assistants vocaux au cours des trois derniers mois, et un quart d’entre eux ont ajouté un article à leur panier (Amazon) afin qu’ils puissent l’examiner plus tard pour l’achat.

Que conclure de tout cela ?

Le taux de pénétration des assistants vocaux est similaire à celui des smartphones quatre ans après l’introduction de ceux-ci. Les prix relativement bas des smart speakers pourraient plaider pour une adoption plus rapide, mais il faut garder en tête que les opérateurs télécom ont très souvent subventionnés les smartphones.

Les sociétés devraient donc se poser la question d’investir dans un nouveau « touchpoint » avec ses utilisateurs : en effet, l’adoption des technologies vocales et leur utilisation semblent indiquer une nouvelle révolution technologique.

Rappelez-vous les époques où les questions qui se posaient étaient « Est-ce que mon business a besoin d’un site Internet ?» ou encore « Quel est l’intérêt de développer une application pour smartphone ?»…nous sommes probablement ici face à un tournant stratégique similaire.

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