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Et si Alexa remplaçait votre médecin ?

 

« Alexa, quels sont les symptômes de la gastro-entérite ? » Les Britanniques pourront désormais poser toutes leurs questions médicales au National Health Service (NHS), la Sécurité sociale britannique, grâce à l’assistant vocal d’Amazon. Alors progrès ou danger ? On vous dit tout sur cette nouveauté controversée.

Pourquoi ce besoin ?

Lutter contre la mésinformation

On se doute bien que les Britanniques n’ont pas attendu ce partenariat pour faire part de leurs petits bobos à Alexa. Ainsi jusqu’à présent, lorsqu’il était confronté à une question médicale, l’assistant se basait sur les réponses les plus populaires sur le Web… Nul besoin de se livrer à des vérifications scientifiques approfondies pour comprendre que parfois, les informations présentes sur le Net peuvent être lacunaires, voire totalement erronées et parfois même dangereuses. Des informations de forums relativement peu crédibles risquaient ainsi de ressortir. La NHS a préféré endiguer ce fléau en prenant les devants afin de dispenser des conseils médicaux à ses assurés sur la base de son propre site.

Désengorger les services médicaux saturés

Selon le MIT Tech Review, les Britanniques consulteraient un médecin six fois par an en moyenne. Les chiffres indiquent que les médecins généralistes auraient vu leur nombre de patients augmenter de 10 % entre 2011 et 2015. Ce nouveau service permettrait ainsi d’aider des médecins débordés, sans oublier les pharmaciens, le personnel hospitalier, etc. Grâce aux réponses apportées par Alexa, les Britanniques devraient ainsi pouvoir établir si leurs symptômes nécessitent une consultation médicale ou non. Attention toutefois, le porte-parole du Ministère de la Santé a insisté sur le fait qu’Alexa ne prodiguerait ni diagnostic ni conseil.

Comment ça marche ?

Des questions…

Les Britanniques pourront désormais poser à leur enceinte connectée des questions de santé, mais uniquement celles considérées comme simples par le corps médical :

« Alexa, comment soigner une migraine ? »

« Alexa, à quoi ressemble la varicelle ? »

Les Britanniques ne seront d’ailleurs pas forcés de se cantonner à des questions. Ils pourront faire part de leurs préoccupations à l’assistant ou se plaindre à Alexa, comme on se confierait à un médecin :

« Alexa, j’ai mal au ventre »

« Alexa, je crois que j’ai la grippe »

… et autant de réponses

L’algorithme d’Amazon sera en mesure d’y répondre par le biais de son assistant vocal Alexa, après avoir mené des recherches exclusivement sur le site du système de santé public britannique, la NHS.

Des motifs d’inquiétude ?

La fiabilité des données

Le Royal College of GPs (l’Académie royale des généralistes) a demandé une enquête pour s’assurer de la fiabilité des informations communiquées par Alexa. « Il est vital que des recherches indépendantes soient faites pour garantir que les conseils prodigués sont sûrs », explique Helen Stokes-Lampard, présidente du Royal College, affirmant qu’elle trouve toutefois l’idée « intéressante ».

Une augmentation des inégalités

Le Royal College craint que cette technologie n’accentue encore la fracture technologique, notamment en ce qui concerne les personnes âgées : « Tous les patients ne sont pas familiers de ces technologies (…) ce qui peut (…) rendre encore plus difficile l’accès aux soins aux personnes les plus vulnérables de notre société ».

Helen Stokes-Lampard déplore également le fait que « Beaucoup de gens ne seront pas en mesure d’assumer les coûts de cet équipement, ce qui creusera encore les inégalités en matière de santé ».

La protection des données

En pleine polémique sur les écoutes des assistants vocaux, on peut comprendre que ce dispositif hérisse les défenseurs du droit à la vie privée. Les données médicales sont particulièrement sensibles et certains s’inquiètent de l’éventuel stockage de ces données à des fins commerciales. En effet, il a fallu un accord officiel signé par le gouvernement pour qu’Amazon puisse utiliser les informations de la NHS. Le gouvernement précise toutefois qu’il ne s’agit pas d’un partenariat, qu’il n’y a aucune exclusivité et aucune finalité commerciale. Un porte-parole du ministère de la Santé a quant à lui affirmé qu’Amazon n’aurait pas accès aux dossiers médicaux des Britanniques, que ces informations ne seraient pas vendues et ne serviraient pas à faire des recommandations d’achat. À voir si cela suffit à rassurer les Britanniques.

Et si aux dernières nouvelles, il n’en était pas question pour l’heure en France, l’hexagone peut tout de même se consoler avec de nombreuses Skills santé.

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